Tempête blanche, de Douglas Preston & Lincoln Child

Chronique réalisée pour les Chroniques de l’Imaginaire

C’est avec un indescriptible bonheur que j’ai retrouvé ce cher inspecteur Pendergast. La trilogie Hélène n’étant pas la meilleure de ses aventures, on retrouve dans ce livre notre héros au meilleur de sa forme et non plus englué dans ses problèmes familiaux et conjugaux.

Cette histoire ne se passe pas à New York mais à Roaring Fork une station de ski très huppée du Colorado. On retrouve Corrie Swanson la protégée de l’inspecteur. Elle étudie dans un prestigieux institut de criminologie grâce à Pendergast qui finance sa formation, mais Corrie aimerait décrocher un prix de vingt mille dollars pour pouvoir payer elle-même la suite de ses études. Mais pour cela il lui faut trouver un sujet de thèse original, son directeur d’étude ne l’apprécie pas et lui met des bâtons dans les roues.

Le bibliothécaire de l’institut lui parle d’une vieille histoire de mineurs dévorés par un grizzli en 1876. Les corps ont été exhumés en attendant la construction d’un nouveau cimetière et Corrie pourrait faire une thèse sur ce sujet peu étudié dans le cadre de la police scientifique. La jeune fille écrit à Pendergast pour lui expliquer son projet et s’en va dans le Colorado, elle pense n’en avoir que pour quelques jours. Le chef de la police la reçoit très cordialement et l’assure qu’elle pourra examiner les corps des onze mineurs qui se trouvaient dans le vieux cimetière. Il l’emmène d’ailleurs voir les corps actuellement stockés dans un hangar. Il lui laisse examiner les ossements de l’un des mineurs. Corrie n’a pas d’appareil photo ni de matériel, mais elle voit à l’oeil nu que les marques sur les os ne peuvent avoir été fait par un grizzli.

Le lendemain, le chef de la police refuse de la voir et surtout on lui interdit d’accéder aux ossements. Mais Corrie ne se laisse pas décourager si facilement et force le hangar durant la nuit. Elle réussit à photographier les corps et faire des prélèvements… mais pas à ressortir . Elle se fait prendre et condamner à dix ans de prison pour divers chefs d’accusations. Elle se morfond dans sa confortable cellule, mais Pendergast la tire d’affaire grâce à sa méthode de choc.

L’inspecteur a vite compris que les enjeux de cette affaire dépassent largement le cas des mineurs tués cent cinquante ans auparavant. Il enjoint Corrie à la plus grande prudence, lui demande de terminer rapidement l’examen des ossements et de rentrer à New York écrire sa thèse, ce qu’elle refuse bien entendu, persuadée d’avoir découvert une affaire de meurtres en série. Pendergast reste dans le Colorado pour veiller de loin sur sa protégée qui ne lui facilite guère la tâche.

Au même moment commence une série d’incendies criminels et de meurtres barbares, le chef de la police, jamais confronté à des évènements si dramatiques dans cette station hyper chic est dépassé et demande à Pendergast de l’aider à trouver le criminel.

Même Sherlock Holmes intervient dans la résolution de cette énigme très bien construite. On retrouve tous les ingrédients qui font le charme des aventures de Pendergast, un mystère scientifique, des méchants prêts à tout, des poursuites dans des souterrains et le charme de mon héros favori. Quant à Corrie, elle est à la fois attachante et énervante, on tremble pour elle, mais tout finit bien.  J’ai dévoré ce polar d’une seule traite, ce qui m’arrive quand même rarement. Les amis de Pendergast retrouveront un livre du même tonneau que les enquêtes précédant la trilogie Hélène qui n’est pas la plus réussie de Preston et Child.

Tempête

 

Publicités

Les aventuriers de la mer, (Intégrale), de Robin Hobb

Chronique réalisée pour Les chroniques de l’Imaginaire

Voici un livre qui change grandement de mes habitudes de lecture.

Tome 1 : Le vaisseau magique : Dans cette première partie nous assistons surtout à la mise en place de l’intrigue et du décor, tous deux très riches et variés. Cette histoire se passe dans le même monde que L’assassin royal, mais pas sur le même continent. Nous suivons les aventures de la famille Vestrit, de riches marchands. Ils possèdent une vivenef pas encore éveillée. Il s’agit d’un bateau magique qui intègre la mémoire de ses capitaines et interagit avec eux, mais pour cela il faut que trois générations de capitaine soient morts sur le pont. Et justement son capitaine actuel est sur le point de mourir. Keffria et Althéa ses deux filles  espèrent toutes deux hériter du bateau. Althéa a beaucoup navigué avec son père et estime qu’il lui revient de droit, mais Ephron décide de léguer le bateau à sa soeur Keffria, mariée à Kyle, un homme odieux, antipathique et surtout prêt à tout pour arriver à ses fins. Nous suivons les nombreux personnages du livre et assistons aux différentes intrigues qui déchirent la famille Vestrit autour de la possession du bateau magique. Nous rencontrerons aussi des serpents de mer affamés de chair humaine et Kennit, un homme ambitieux qui aspire à devenir roi des pirates, mais pour cela il lui faut une vivenef.

Tome 2 : Le navire aux esclaves : Kyle est désormais maître de la vivenef. Il se révèle tyrannique et destructeur. Il décide de se lancer dans  le trafic d’esclaves. Sa femme Keffria et la mère de celle-ci commence à douter de Kyle lorsqu’il exige de leur fils Hiémain qu’il abandonne sa formation de prêtre pour devenir marin, il le séquestre d’ailleurs sur le navire. Les relations père-fils sont des plus tendues et le jeune homme refuse aussi d’entrer en contact avec la vivenef qui vient de s’éveiller. Quant à sa soeur Malta, elle n’en fait qu’à sa tête sans se soucier des conséquences pour le reste de la famille. Althéa veut prouver qu’elle est un vrai marin et s’est déguisée en homme pour s’engager comme mousse sur un navire abattoir. Kennit devient un héros malgré lui lorsqu’il délivre les esclaves de Kyle. Cette partie permet de nouveaux développements aux aventures de la famille Vestrit. Nous rencontrons de nouveaux personnages dont nous pressentons qu’ils vont jouer un rôle important plus loin dans la saga.

Tome 3 : La conquête de la liberté : La bataille des égos fait toujours rage dans la famille Vestrit, chacun veut imposer sa volonté aux autres et ceci les mène aux portes de la ruine. Kyle ne supporte pas la passivité de son fils et le malmène cruellement.  Sa fille Malta joue à des jeux dangereux qui la dépassent, et toute la famille risque d’être détruite à cause d’elle. Althéa est toujours dans l’action et ne prend aucun recul, quant à Kennit le pirate il a été blessé par un serpent de mer et ne peut réaliser son rêve. Vivacia, le bateau magique en a marre de cette famille et décide de devenir autonome.

Cet univers est très riche, les descriptions des villes portuaires intéressantes et variés. Les personnages sont très complexes et il y a beaucoup d’actions. Ce livre a vraiment tout pour enchanter les amateurs du genre. J’en ai fait partie autrefois et je désirais connaître l’univers de cet auteur très réputée, mais j’avoue que je n’ai pas accroché à ces aventures pas très réalistes et j’ai trouvé ce livre assez indigeste. Mais il s’agit d’un bon livre de fantasy, c’est seulement mes goûts qui ont évolué.

les aventuriers

Méchant garçon, de Jack Vance

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Je connaissais Jack Vance comme un auteur de SF, et ce polar est une très bonne surprise, même s’il présente quelques faiblesses.

Ronald est un garçon rêveur, un peu trop gros et surprotégé par sa mère qui désire qu’il devienne médecin. Il aime surtout manger et ne prend pas position sur les désirs de sa mère qui l’a élevé seule en le persuadant de leur supériorité morale sur les autres habitants de leur petite ville. Il est rejeté par ses camarades de lycée et encore plus par Laurel, une jolie blonde dont il est amoureux. Le jour de ses dix-sept ans, après un repas copieux comme il les aime, il se rend chez Laurel, qui s’amuse dans la piscine avec ses amis et  l’ignore complètement, ce qui le met de fort méchante humeur. Sur le chemin du retour il se fait bousculer par Carol, une jeune fille de onze qui habite le quartier, elle est blonde comme Laurel et il décide de lui faire payer l’affront subi en la violant, mais la petite se met à crier et il la tue en voulant la faire taire. Il croit que personne ne l’a vu et enterre le corps avant de rentrer chez lui. Malheureusement il a oublié son blouson neuf sur les lieux du crime et doit tout avouer à sa mère. Celle-ci est horrifiée mais elle décide d’aider son fils en le cachant dans une pièce secrète qu’elle mure. Elle a le projet de partir s’installer au Canada dès que l’affaire se sera tassée et qu’elle aura gagné assez d’argent. Ronald doit rester totalement silencieux dans sa cachette. Une nouvelle vie commence pour tous les deux dans un étrange huis clos. Mais un jour sa mère ne revient pas.

Il s’agit d’un suspense psychologique, l’enquête policière est totalement bâclée et peu convaincante. Ronald est au centre du livre. Il est psychopathe et sa conception du réel est complètement tronquée, il est persuadé d’être une victime, tout est de la faute des autres. On est pris dans le suspense qui monte tout au long du livre. Malheureusement la fin n’est pas à la hauteur du reste. On a l’impression que l’auteur ne savait plus comment faire évoluer son histoire et qu’il a bâclé la fin pour passer à autre chose.

Malgré ce final raté, ce livre est très agréable à lire, on est pris dans le suspense et on est impatient de connaître la fin. Ce polar est une bonne lecture de vacances, rien qui donne lieu à de profondes réflexions, juste une lecture pour le plaisir.

Méchant garçon

Tu n’as jamais été vraiment là, de Jonathan Ames

Chronique réalisée pour Les chroniques de l’Imaginaire

Il s’agit plutôt d’une nouvelle vu la taille du livre, mais il vaut vraiment le détour. Comme toujours avec ce type de très court roman il est très difficile de ne pas en dire trop.

Joe est un ancien Marine et ancien agent du FBI. Il a quitté ses fonctions suite au traumatisme de ne pas avoir pu sauvé  trente jeunes Chinoises des mains de trafiquants d’êtres humains et depuis il déprime et pense au suicide. Il ne s’est jamais remis non plus des violences infligées par son père dans son enfance et de son incapacité à défendre sa mère à ce moment -là. Il est conscient d’avoir des troubles mentaux et comportementaux, mais il ne peut en finir tant que sa mère est en vie. En attendant il travaille pour McCleary dans des opérations que les services officiels ne peuvent mener. Sa spécialité est de sauver les prostituées mineures des réseaux mafieux.

Il est contacté par le sénateur Votto dont la fille de treize ans a fait une mauvaise rencontre sur Facebook. Joe n’écoute que son bon coeur et se lance dans cette mission à très haut risques qui lui réserve de bien vilaines surprises.

Ce texte est un condensé d’action mené par un personnage très intéressant. Le langage est sans fioriture, comme le héros. C’est un excellent thriller dont le seul défaut est qu’il est trop vite lu, il ne faut vraiment pas passer à côté, il a vraiment tout pour enchanter les amateurs du genre.

tu n'as

Le dernier message de Sandrine Madison, de Thomas H. Cook

Chronique réalisée pour Les Chroniques de l’Imaginaire

Nous suivons les dix jours du procès de Samuel Madison, professeur à la modeste université de Coburn dans le sud des USA. Il est accusé d’avoir assassiné sa femme Sandrine également professeure dans la même institution. Sam clame son innocence et affirme qu’il s’agit d’un suicide. Le procureur Singleton pense avoir affaire à une diabolique mise en scène et a demandé la peine de mort, Morty, l’avocat juif et obèse de Sam essaie de le rassurer en affirmant que le dossier ne repose sur rien.

Alexandria, fille de Sam et Sandrine est revenue d’Atlanta pour soutenir son père. Elle est prise dans le tourbillon et ne sait que croire, par moment elle croit son père coupable et par moment non.

Nous suivons chaque journée en détail et les différents chapitres sont consacrés aux témoignages des différentes personnes appelées à la barre, ainsi qu’aux pauses de midi et aux soirées de Sam et Alexandria. Nous sommes le plus souvent dans la tête de Sam, mais parfois un narrateur intervient aussi à la troisième personne. Sam n’a pas la cote dans sa ville il passe pour un intellectuel hautain et distant, l’inspecteur Alabrandi, chargé de l’enquête l a rapidement pris en grippe. Sam a marqué son mépris devant les débuts de l’enquête et l’inspecteur s’est obstiné.

Durant son procès, Sam est absent, occupé à analyser son mariage et la manière dont il a dérivé. Lorsqu’ils étaient jeunes, Sam et Sandrine étaient heureux, ils ont fait un voyage marquant autour de la Méditerranée, ils avaient de grands rêves et de grandes ambitions, comment ont-il pu en arriver là ?

Le livre est truffé de références littéraires et je n’ai pu m’empêcher de penser à L’étranger de Camus. Sam semble être le jumeau de Meursault, des détails anodins et sans importance en soi s’enchaînent pour l’entraîner dans une ronde mortelle. D’ailleurs, vers la moitié du livre, Cook se réfère explicitement à l’oeuvre de Camus.

On suit la descente aux enfer de Sam qui se demande s’il n’est pas finalement victime de l’implacable vengeance de sa femme qu’il a trompée de façon assez idiote.

Mais comme toujours dans les livre de Cook, les choses ne sont pas ce qu’elles paraissent être et la fin nous réserve un retournement de situation. C’est un magnifique roman noir qui mérite un grand coup de coeur, comme tous ceux de cet auteur. Le dernier message de Sandrine à son mari veut le remettre sur les bons rails, mais est-ce encore possible ?

le dernier

Le duel, d’Arnaldur Indridason

Chronique réalisée pour Les chroniques de l’Imaginaire

Ce roman se passe durant l’été 1972 à Reykjavik, l’évènement du moment est le championnat du monde d’échec qui oppose l’Américain Bobby Fischer et le Russe Boris Spassky. On est en pleine guerre froide et le monde entier se passionne pour ce match. Les projecteurs sont braqués sur la ville qui a attiré de nombreux touristes.

Un jeune homme amateur de cinéma qui avait pour habitude d’enregistrer la bande son se fait poignarder et son magnétoscope disparaît. C’était un jeune sans histoire et la police pense qu’il a entendu et enregistré quelque chose qu’il n’aurait pas dû. L’ambiance est à l’espionnage, la paranoïa politique sur fond de défection de diplomates. Les autorités pensent que la victime s’est trouvée au mauvais moment au mauvais endroit et aimeraient étouffer l’affaire pour ne pas alourdir le climats et les tensions Est / Ouest. Marion Briem, futur mentor d’Erlendur ne l’entend pas de cette oreille.  Plusieurs chapitres lui sont consacrés et expliquent son enfance marquée par la tuberculose et les séjours dans un sanatorium danois. C’est l’occasion de nous présenter la région après la guerre.

Il y a quelques indices près du corps du jeune homme et quelques suspects, un clochard alcoolique, un présentateur de la météo et une hôtesse de l’air. Le crime est-il en lien avec la partie d’échec ou non ? Ce fait divers ne cacherait-il pas une affaire nettement plus importante ?

On retrouve toutes les qualités des livres d’Indridason, son écriture solide, son intrigue bien bâtie, les allers-retours entre présent et passé et surtout sa peinture convaincante de la société nordique de cette époque. L’Islande est un petit pays bousculé par l’Histoire, la consommation et tous les changements de société intervenus à ce moment-là. Erlendur fera même une brève apparition dans les dernières lignes, il est encore un jeune policier en uniforme et vient d’intégrer l’équipe de Marion Briem. Ce livre est passionnant et on ne peut le lâcher, comme tous les romans de cet auteur d’ailleurs. On sent une certaine nostalgie pour cette époque révolue.

Marion apparaissait en filigrane dans le cycle d’Erlendur lorsqu’il pense à ses conseils ou lui rend visite lorsqu’elle est malade et ce livre dont elle est le centre éclaire aussi la personnalité d’Erlendur. Comme tous les romans d’Indridason, celui-ci est un petit bijou à ne pas manquer.

Le duel

La dernière carte, de Carin Gerhardsen

Chronique réalisée pour les Chroniques de l’Imaginaire

Le 2 aout 2009, dans la nuit, Sven-Gunnar Erlandson rentre chez lui après une soirée arrosée avec ses copains de poker. Ils sont dépensé leur cagnotte annuelle alimentée par les pertes du groupe. Il rentre à pied par la forêt quand un inconnu lui tire dans le dos et l’achève ensuite d’une balle dans la nuque. C’est le dernier dimanche des vacances scolaires et toute la brigade de l’inspecteur Conny Sjöberg se trouve rappelée d’urgence.

On trouve dans la poche de la victime quatre cartes, ce qui ajouté au mode d’exécution fait penser qu’il s’agit d’une vengeance pour des tricheries au poker. L’équipe se met à enquêter sur ce notable à la réputation sans tache, banquier qui s’occupe d’un club de football amateur, en particulier des enfants et qui aide souvent les sans-domicile fixe. Tout le monde est unanime à affirmer que la victime était appréciée de tous, qu’il n’a jamais pu tricher aux cartes et que de toutes façon le groupe ne jouait que de petites sommes qui leur servaient à financer un bon repas par année.  Les policiers se concentrent sur les amis de Sven, qui semblent tous avoir de vilains secrets à cacher : Jan semble un très mauvais perdant et c’est lui qui a financé le plus gros de la cagnotte cette année, Lennart a été écarté du poste d’entraîneur de l’équipe des filles car il aurait dragué les gamines et les aurait regardé de manière grivoise. Quant à Staffan, il est déprimé depuis le suicide de sa femme et la disparition d’une fillette russe qui passait les vacances chez eux et qu’ils étaient en train d’adopter huit ans auparavant. De lourds soupçons ont porté sur Staffan à ce moment-là et Sjöberg pense qu’il est coupable du meurtre de l’enfant , de sa femme et maintenant de Sven, mais l’enquête piétine.

De leur côté Hedvig, Jens et Jammal pensent que Sven n’était pas le notable lisse et sans histoire que l’on croit et orientent leur recherches dans ce sens.

On retrouve ici toute l’équipe du commissariat d’Hammarby (Stockholm). Cette enquête est moins palpitante que la précédente et les deux parties l’histoire pourrait être mieux coordonnées, les pièces du puzzle ne s’imbriquent pas tout à fait bien. Pourtant malgré ces petits défauts c’est un excellent moment de lecture. J’aime beaucoup l’inspecteur Sjöberg qui sait faire preuve d’humanité et reconnaître ses erreurs. On suit aussi en filigrane l’enquête que Jammal mène tout seul sur le viol de sa collègue et amie Petra et les développements de la dernière page laisse entendre une suite, ce qui me réjouit beaucoup.

Ce livre a eu une assez mauvaise critique, mais il ne la mérite pas, même s’il est moins réussi que les premiers opus de la série. J’ai aussi beaucoup aimé le fin mot de l’histoire, car si la justice judiciaire n’est pas satisfaite, la justice immanente l’est largement. J’aime aussi le côté faillible des héros, aucun n’est parfait, il n’y a pas de super héros, mais des hommes imparfaits qui aspirent à travailler pour la justice de leur mieux, je les trouve très humains et convaincants.

Un très chouette polar nordique à ne pas manquer, surtout si on a aimé les premier volumes de cette belle série.

la dernière carte